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Édito Mai 2014 : Elections Européennes : Pour un printemps des associations citoyennes

Les élections pour les députés européens vont se dérouler le 25 mai prochain. Cette institution mène en Europe une politique néo-libérale obligeant les Etats complices à appliquer des mesures d’austérité faisant des ravages sur la vie des populations locales. Il n’est pas nécessaire de revenir sur les conditions de vie actuelles en Grèce ou en Espagne ; même si nous pouvons rapidement rappeler l’augmentation du chômage en Grèce : de 9,5 % en 2009 à 27 % ce jour .

L’Etat français, représenté par le gouvernement Valls, décide de suivre cette voie, arguant de la nécessité de réduire une dette, jugée par certains comme illégitime, par une réduction drastique des dépenses de l’Etat : 50 milliards d’euro à dépenser en moins dès cette année jusque 2017. Pour faire ces économies, les institutions, se justifiant par une nécessaire bonne gestion de l’argent public, ont instauré depuis des années déjà une politique de la performance économique. Des nouvelles modalités de travail qui vont avoir pour but de vérifier l’utilisation de chaque euro : objectifs, évaluation, projets font maintenant partie de notre vocabulaire quotidien.

Nos associations en souffrent. Comme le montre le collectif des associations citoyennes , de nombreux emplois ont été supprimés, et vont être supprimés, en raison des baisses des subventions de l’Etat ou des collectivités territoriales. Ces collectivités voient leur dotation de l’Etat diminuer chaque année, et répercute en partie cela sur leurs subventions aux associations. Un poste associatif en moins, c’est non seulement une personne au chômage, mais c’est aussi l’activité sociale de l’association qui diminue. Dans un communiqué du 15 avril 2014, ce collectif refuse le désastre social qui sera la conséquence de ce plan d’austérité. Le CRIDEV soutient cette démarche.

Autre conséquence de la politique de performance économique des institutions, la perte de temps des employés à non plus faire leur métier, mais à mener un travail administratif au quotidien. En effet, l’appel à projet est maintenant la modalité de financement phare des associations. Il faut pour recevoir une subvention apporter des justifications à chaque projet : bilan financier, évaluation avec des indicateurs chiffrés qui ne mesurent en rien la qualité d’une action, questionnaire de satisfaction du public visé. Et j’en oublie certainement. En contrepartie, exit la subvention annuelle de fonctionnement, qui permettait par un simple partage d’objectifs entre une association et une collectivité, de financer des postes de travail. Et baser les relations sur la confiance, et non sur la justification à tout crin. Un rapport d’activité et financier annuel demeurait l’exercice légitime pour montrer l’utilisation de fonds publics.

Le vote du 25 mai prochain est alors crucial. Peut-être faut-il élire des députés qui reconnaissent l’utilité sociale de nos associations citoyennes au quotidien et qui veulent mener des politiques altermondialistes ? Un autre monde est possible.

Fabien Toulemonde. Administrateur