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Le gouffre des inégalités

Selon un rapport d’Oxfam, le patrimoine cumulé des 1% les plus riches de la planète a dépassé en 2015 celui des 99 % restant. 62 personnes les plus fortunées au monde possèdent autant que la moitié de la population, alors qu’il y a cinq ans il fallait réunir 388 milliardaires pour arriver à ce constat.
L’organisation internationale de développement, dont la directrice générale, Winnie Byanyima, souligne que l’explosion des inégalités entrave la lutte contre la pauvreté dans le monde, alors qu’une personne sur neuf ne mange pas à sa faim et que plus d’un milliard de personnes vivent avec moins de 1,25 dollar par jour.

L’ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités. Après les révélations des Panama papers, plus de 40 pays sont concernés par ces 214 000 sociétés offshores. Ces sociétés, qui servent de sociétés écran et permettent ainsi l’évasion fiscale, mais aussi le blanchiment d’argent et les trafics d’armes en finançant des opérations mafieuses.
Mais, tout ne se passe pas dans des paradis fiscaux éloignés… Parmi les États fondateurs de l’Union européenne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg se sont spécialisés depuis des années dans des techniques d’optimisation fiscale qui permettent aux multinationales de fuir l’impôt. Eva Joly, députée européenne,, lutte depuis plus de 20 ans contre cette injustice fiscale et démocratique.

Des riches, de plus en plus riches
Des milliardaires ne sachant pas quoi faire de leur argent, préfèrent prêter à taux négatif, donc perdre de l’argent et ainsi faire gagner de l’argent, à des états ou des entreprises telles que LVMH, L’Oréal soit disant plus rentables que d’investir dans des projets de développement. Nicolas Barré, économiste, communique sur l’absurdité des prêts à taux négatifs, ‘Nous sommes dans un monde où il y a beaucoup d’argent disponibles. Le monde regorge de capitaux’. Les besoins existent, les capitaux existent mais les branchements ne se font pas entre les deux’.
Et si on commençait par rééquilibrer les richesses en instaurant un revenu minimum pour tous. Que ce soit un revenu de vie, un revenu citoyen, un revenu universel, un revenu d’existence... comme Bernard Marris ou Thomas Piketty l’ont étudié, ou comme le propose Baptiste Mylondo : en plafonnant les hauts revenus pour permettre ainsi à toute personne de vivre décemment et diminuer ce fossé qui ne cesse de croître.
Le mouvement ‘Nuit Debout’ permet de redonner la parole aux citoyens et ainsi échanger, proposer, débattre sur différentes thématiques, notamment sur le rééquilibre des richesses.

Marie-Laure J., administratrice du Cridev