SEPTEMBRE 2017

 

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ÉDITO

C’est la rentrée des classes!

Alors que nos loulous franchissent, la boule au ventre, la grille de l’établissement scolaire en vue de rentrer dans une nouvelle classe, on peut se questionner sur la nôtre, de rentrée des classes… Sommes-nous plutôt école privée, ou école publique ? Chaussures bateau de marque, sandales de chez Emmaüs ou baskets premier prix ? Option allemand/latin, spé math ou sport ?! Vacances à la maison, colonie ou voyage autour du monde?

En 2017, le paysage des classes sociales semble bien flou ! Il semble que nous sommes toutes et tous de la classe moyenne et il n’y a que d’elle dont on parle. Pourtant bien présentes dans nos relations et nos constructions sociales, les classes sociales organisent encore et toujours une hiérarchie sociale inconsciente et violente. On parle ici de mépris de classe. Ce mépris nous a été récemment resservi par notre Président qui semble faire voir deux types de personnes que l’on peut croiser dans une gare : ceux « qui réussissent » et ceux « qui ne sont rien »…

 Mais qui sont ces gens « qui ne sont rien »? Devrions-nous comprendre : les chômeurs-euses, les précaires, celles et ceux qui n’auraient pas l’ambition de façonner le monde, de monter une start –up, les employées-s, les ouvrières-rs, le petit personnel ? « La France d’en bas » de Rafarin? Il est clair que l’opposition prolétariat/ bourgeoisie de Karl Marx n’a plus grand chose à voir avec la réalité du 21e siècle… Quoique… ! En tout cas, une grille de lecture non exhaustive mais pertinente que nous livre Anthony Pouliquen dans sa conférence gesticulée « Une autre histoire des classes sociales », décortique cette grande et unique « classe moyenne », où tout le monde se sent si bien... Il insère entre classe populaire (ouvrier-ère, employé-e, catégorie intermédiaire…) et bourgeoisie (les grandes-s patronnes-s, les hommes et femmes politiques, les rentières-ers…), la petite bourgeoisie intellectuelle et la petite bourgeoisie économique. Elles sont, d’après lui, réciproquement, plutôt de gauche et plutôt de droite.

Les relations entre les trois premières classes (qui représentent la majorité de la population) déterminent l’organisation de la société. En effet, l’alliance de la classe populaire avec la petite bourgeoisie intellectuelle permettrait de construire un rapport de force face aux ambitions d’accumulation économique de la bourgeoisie. C’est le bloc historique, composé des deux cœurs sociologiques de la gauche qui se mettent à battre ensemble pour permettre la transformation sociale.

Mais alors ! Si c’est si simple, pourquoi les grandes mobilisations sociales de ces dix dernières années n’ont récolté que des échecs au profit du patronat et d’une politique de droite ? Pourquoi les gouvernements ne se soucient plus de la voie de la rue, de l’opinion publique, du point de vue de leurs ”partenaires sociaux” ?

Parce que l’alliance des classes, on en est loin ! Afin d’affirmer l’appartenance à sa classe, chacun-une se permet, en toute naïveté de rejeter celle à laquelle il/elle n’appartient pas. Rejeter ou mépriser ? En effet, le mépris de classe est une construction sociale et non un simple défaut (cf article : Expliquez-moi le mépris de classe ordinaire, Max Bourdieu, Simonae).

Alors pour cette rentrée 2017, le CRIDEV propose de se questionner sur les stéréotypes véhiculés et entretenu dans le but de se distinguer. Se distinguer du « Mainstream », décrire certaines pratiques et goûts artistiques comme des “trucs de ploucs” ou de “beauf”. Le mépris de classe, tout comme le sexisme et racisme, est partout, et particulièrement derrière nos yeux et nos paroles...

Co-écrit par : Julia, administratrice du CRIDEV, Pierrot de Chahut, Solène du DU Education Populaire et Transformation Sociale

 

 
L'AGENDA DU CRIDEV

Formation Partir : et si on faisait un check-up !

mercredi 13 Septembre à partir de 18h30

Parce qu’un voyage, ça se prépare, venez vous former/ déformer, rencontrer et échanger autour de votre projet de mobilité !

Sur inscription uniquement auprès d’Elise B : cridevmobilité@gmail.com  

« Tu veux partir faire de l’humanitaire ? Te rendre utile ? »

mercredi 20 Septembre 2017 à partir de 18h30

Au menu : décryptage à travers différents outils des termes Volontaire, Touriste, Humanitaire, Solidarité Internationale et Volontoursime !

Soirée causerie : « Quand les murs parlent. » - Diffusion – Débat avec les réalisateurs et les camarades Palestiniens

vendredi 22 septembre 2017 à partir de 18h30

Un groupe de 7 jeunes de renne s’est rendu en juillet/août 2017 dans le camp de réfugié de Dheisheh en Palestine occupée pour réaliser avec des jeunes vidéastes du camp, et membre de l’association d’éducation populaire politique Laylac un reportage sur l’histoire de l’utilisation des murs du camp comme outil de résistance populaire de lutte et de communication.

Le CRIDEV au festival TAM TAM

mercredi 28 et jeudi 29 septembre à Rennes sur l’esplanade Charles de Gaulle

Le Festival TAM TAM s’installe bientôt à Rennes - Deux jours de bons plans sur l’esplanade Charles de Gaulle ! « Sortir, se déplacer, faire des éco-nomies, trouver un job, prendre soin de soi, être bénévole, s’engager, partir vers l’international, s’exprimer… Le festival TamTam, est le moment idéal pour repérer dès la rentrée les structures de la métropole rennaise indispensables pour passer une bonne année. »

Rendez-vous les 28 et 29 septembre 2016 à Rennes sur l’Esplanade Charles de Gaulle, pour un festival entièrement gratuit, de 13h à 19h en journée, mais également en soirée : le mercredi de 19h à 22h et le jeudi jusqu’à 3h du mat’ pour la grande soirée de clôture.

Plus d’infos

Réouverture du CRIDEV

mardi 19 septembre

Réouverture du CRIDEV le mardi 19 septembre dans le nouveau « Centre de ressources ». En effet le CRIDEV est officiellement passé d’un centre de documentation à un centre de ressource. Venez découvrir notre documentation resserrée sur les thématiques travaillées par le CRIDEV, ainsi que notre espace « Ressourceries » (outils pédagogiques, cartes, expositions) et notre espace « Mobilité » (comment partir éthique avec le CRIDEV ?).

Nos horaires d’ouvertures tout public :
- Les mardis et jeudis : de 14h à 17h Pour les militants, professionnels qui souhaitent construire des outils :
-Les vendredis de 10h à 13h.

 

Entre l’accueil des nouvelles volontaires et des formations internes en septembre, le CRIDEV reprend sa programmation petit à petit pour son mois de rentrée ! On revient vers vous très prochainement avec d’autres dates de RDV !

 
CHEZ NOS PARTENAIRES
Conférence gesticulée: "Y'a qu'à faut qu'on, pourquoi j'ai arrêté de lutter contre les discriminations". Audrey GONDALLIER
Vendredi 29 septembre, 20h à la maison de quartier de Villejean

Je m’appelle Audrey, j’ai 27 ans et je suis issue d’une famille de militaires depuis Napoléon… Ce bout de mon histoire familiale a façonné mon militantisme de ces 10 dernières années : j’ai voulu comprendre le monde, puis le changer. J’ai travaillé d’arrache-pied à lutter contre les préjugés racistes, sexistes et les discriminations, dans mon quotidien, dans la vie, et puis j’ai décidé d’arrêter. J’ai arrêté de lutter contre les discriminations parce que j’ai compris qu’il ne suffisait pas d’avoir un discours égalitaire pour produire de l’égalité entre les individus. Au travers de mon expérience et de mon vécu, je vous propose de comprendre ce qu’est une discrimination, comment elle s’opère, à quel processus elle fait appel. Puis de faire une espèce de socio-histoire des dispositifs mis en place depuis les années 70 pour répondre à ce besoin urgent, mais tellement ancien, de lutter contre les discriminations. Je vous raconterai aussi comment les fédérations d’éducation populaire, poussées par la chasse aux financements en matière d’éducation à la citoyenneté et de lutte contre les discriminations, poussent les travailleurs associatifs à produire de l’inégalité. Enfin, j’essaierai de vous raconter, modestement, comment à ma petite échelle, j’ai plutôt choisi de lutter contre les inégalités plutôt que d’agir pour le vivre ensemble. Pourquoi je parle aujourd’hui plus d’oppression que de discrimination, de révolte plutôt que de vivre ensemble

 

 
Festival Politicofestif, les oiseaux de Passages, Chahut

Du 5 au 7 Octobre 2017

Les 5, 6 et 7 octobre 2017 des dizaines d'oiseaux se sont échappés de leurs cages, et se poseront à la Prévalaye pour le plus grand plaisir de vos yeux et de vos oreilles. Profitez de trois jours de réflexion et de fête autour d'ateliers, conférences, spectacles et concerts. Entrée à prix libre, camping, buvettes et restauration bio et local sur place. Info et Programmation à venir bientôt sur le site internet

Lien vers le site web

 
POUR ALLER PLUS LOIN

A lire en écoutant Vision poétique de Jean Richepin, chanté à la guitare par Georges Brassens, « Les oiseaux de passages »

- Max Bourdieu, Simonae, Magazine Féministe francophone accessible et non oppressif : Lire l'article

- Le mépris de classe de l’autre côté de la Manche, de Owen Johns Lire l'article

- La conférence Gesticulée d’Antony Pouliquen « Une autre histoire des classes sociales » : Lire l'article

- Vidéo de Marine Spaak qui explique la « Mécanique sexiste » Lire l'article

- Article pour faire suite aux propos d’E. Macron sur le sionisme : Lire l'article

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CRIDEV : 41 Avenue janvier

35000 Rennes

tél. 02 99 30 27 20

 

Site web : www.cridev.org

 

Contact: cridev@ritimo.org

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